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Publié : 15 juin 2008

Lundi 2 juin:l’option DP3 à Brest

Sortie à Océanopolis

Visite du centre océanographique

Découverte du monde professionnel

Départ du collège : 8h. Conditions de circulation idéales. Mais notre arrivée à Brest n’est pas simple.
Les routiers manifestent leur mécontentement face à la hausse des prix du gasoil. Nous sommes déroutés sur Landerneau. L’approche du port de Brest est délicate car les routiers bloquent un dépôt de carburant. Heureusement notre chauffeur, qui a vécu plusieurs années à Brest, connaît parfaitement le secteur et il sait magistralement déjouer les pièges de la circulation.
Ce n’est qu’avec un retard de vingt minutes que nous arrivons au centre Océanopolis.
Notre guide nous attend à l’accueil.

Brest est la capitale européenne de l’océanographie. De nombreux chercheurs y travaillent à l’étude du milieu marin.
Le centre Océanopolis a ouvert ses portes en 1990 avec le pavillon tempéré. Face au succès, deux autres pavillons (tropical et polaire) ont vu le jour en 2000. Le centre reçoit 450000 visiteurs par an.

Notre guide s’appelle Muriel. Elle est très sympathique. Elle assure les visites en français, mais aussi en anglais et en italien. Elle a d’ailleurs préparé le CAPES d’anglais (concours pour être enseignant). Ceci explique peut-être ses qualités pédagogiques : elle mène admirablement notre groupe, ses explications sont claires et illustrées d’anecdotes, elle sait nous captiver.


 Le pavillon tempéré

Notre visite commence par le pavillon tempéré.

Un premier aquarium nous montre les fonds du plateau continental peuplés de Grondins, merlans, soles, carrelets, tacots, raies... Nous découvrons aussi le lieu jaune et le sébastre chèvre. Il fait sombre, la profondeur est supérieure à 200 mètres.

Nous observons ensuite la grande vasière. C’est le domaine des langoustines. Nous y voyons également d’étranges poissons comme la bécasse des mers et le sanglier de mer.

L’aquarium suivant nous montre la paroi rocheuse sur laquelle sont fixées les anémones, les éponges, les gorgones et le corail mou. C’est aussi l’occasion de découvrir le Saint Pierre.

Le quatrième aquarium est très grand (70 m3). Il reconstitue la foret de laminaires. Les laminaires sont des grandes algues qui permettent à de nombreux poissons de se cacher, de se protéger et de se reproduire. Muriel attire note attention sur la vieille coquette. Ce poisson a la particularité de changer de sexe et de couleur.










Le tombant rocheux est un bassin immense, d’une profondeur de 7 m et d’un volume de 120 m3. Il présente des espèces caractéristiques des côtes bretonnes comme : lieu, dorade, congre, grondin, bar, roussette…











Le bassin aux requins nous montre les grandes roussettes et les hémissoles qui évoluent parmi les bars, turbots et maquereaux.


Le bassin des phoques est gigantesque : 300m3, une vitre oblique de 20 m2 devant laquelle des gradins nous permettent d’admirer les ébats d’une famille de phoques veaux marins. Les parents Fite et Nikko et leurs 3 filles sont impressionnant d’aisance et de souplesse. Un des phoques s’amuse inlassablement à remonter un petit caillou en équilibre sur son nez, puis à le laisser tomber en le suivant avant de le récupérer pour recommencer. Tout le monde est en extase.











Rencontre avec un professionnel

C’est là que nous avons rendez-vous avec Sébastien Cadoux.

Sébastien est responsable du pavillon tempéré. Avec une équipe de 4 personnes, il est chargé de l’entretien des bassins et des animaux.

Il nous détaille ses principales activités :
- Suivi de la qualité de l’eau, notamment du taux de nitrates et d’ammoniaque.
L’eau des aquariums provient de la rade de Brest. Elle est constamment filtrée. 10% de cette eau est renouvelée toutes les heures (en 10 heures la totalité de l’eau est changée). On contrôle son oxygénation et sa salinité.
- Nettoyage des aquariums, des vitres
- Soins aux animaux
- Soins aux plantes
- Nourrissage des poissons. Il ne s’effectue que 2 fois par semaine. On utilise de la nourriture congelée pour éviter les parasites. Il s’agit le plus souvent de moules et de morceaux de poisson.
- Production de phytoplancton (plancton végétal) pour nourrir les filtreurs.
- Production de proies vivantes : les artémias. L’artémia est un petit crustacé très riche en protéïnes.
- Pêche en mer de poissons pour peupler les aquariums.
- Plongée en mer pour prélever des animaux pour peupler les aquariums.

Il précise ensuite les formations permettant d’exercer ce métier :

Sébastien a suivi des études de biologie marine à l’université de Brest. Il a obtenu une maîtrise d’océanographie.
Il est également possible de préparer un BTS aquacole à Fouesnant.
L’université de Nancy propose une licence de technicien aquariologue.

Dans tous les cas il faut obtenir un diplôme professionnel de plongée en mer.

Notre visite du pavillon tempéré se poursuit par un espace scientifique où l’on nous explique le phénomène des marées.
L’estran est la zone couverte et découverte par la marée. Nous pouvons observer les hippocampes sur l’estran sableux et les crabes et bigorneaux sur l’estran rocheux.

Nous pouvons caresser des étoiles de mer, et des oursins pour les plus téméraires.

Nous nous amusons devant la fuite de la coquille Saint Jacques lorsque Muriel place une étoile de mer à proximité. Stupéfiante la vitesse à laquelle se déplace ce mollusque lorsqu’il est en danger.










 Le pavillon tropical

Nous passons maintenant dans le pavillon tropical.

L’aquarium géant des requins mesure 17 mètres de diamètre et contient mille m3 d’eau. Il reconstitue l’environnement du lagon d’un atoll. Ce bassin est habité de nombreuses espèces de requins : dormeur cornu, pointe noire, pointe blanche, nourrice, taureau, aileron blanc du lagon, poisson scie, mais également des napoléons, des mérous, des bancs de carangues et de multiples autres poissons.









Il existe dans la nature 400 espèces de requins dont la taille varie de 15 centimètres à 15 mètres. Parmi tous ces requins, seuls 4 sont véritablement dangereux pour l’homme : le grand requin blanc des dents de la mer, le requin tigre, le requin océanique et le requin bouledogue.
Muriel nous détaille les 3 types de reproduction des requins : ovipare, ovovivipare et vivipare.










Un splendide aquarium de 13 mètres de long nous montre la grande barrière de corail riche de soixante espèces de coraux vivants. C’est dans ce décor féerique et sous une lumière extraordinaire qu’évoluent une multitude de poissons colorés.











A la sortie du pavillon se trouve une mangrove. C’est ainsi que l’on nomme la végétation qui se développe dans l’estran des côtes basses des régions tropicales où se mêlent les eaux douces à l’eau de mer. C’est une véritable forêt amphibie très dense formée de palétuviers avec leurs racines-échasses si caractéristiques.










Pour terminer nous traversons une serre tropicale avec sa végétation exubérante et luxuriante.

 
 Le pavillon polaire

Après le déjeuner (pique-nique du collège) nous abordons le pavillon polaire.


Nous assistons d’abord à un spectacle panoramique ‘’Antartica’’.
Il s’agit d’un film grandiose de 12 minutes, présenté sur un écran panoramique de 20m x 3m. Ce film a été tourné en Terre Adélie dans des conditions exceptionnelles. Il présente des images uniques sur la vie au fil des saisons, dans les glaces antarctiques.
A la fin du film un rideau se lève pour nous dévoiler la manchotière. Manchots royaux, manchots empereurs, manchots papous et gorfous sauteurs y évoluent sous l’eau, mais aussi sur la neige et au pied des falaises. Face à la vitre, un manchot royal nous observe. Muriel nous explique qu’il s’agit de Dominique. Ce manchot est né à océanopolis et il recherche le contact de l’homme. Il s’isole de ses congénères, et lorsque les soigneurs entrent dans l’enceinte, il reste près d’eux. Nous sommes peinés de tant de solitude.










Le Bassin des phoques

Grands prédateurs vivant dans des conditions extrêmes, les phoques évoluent dans un bassin de 1 000 m3 où est reconstituée une véritable banquise. Visibles sous l’eau nageant autour d’un iceberg ou sur la glace, les phoques annelés et les phoques du Groenland retrouvent ici les conditions d’un éternel été avec une température extérieure de 4°C et une température de l’eau maintenue autour de 8°C.
Nous assistons au nourrissage des phoques. Les soigneurs profitent de ce rituel pour effectuer un entraînement médical vétérinaire. Il s’agit d’un dressage élémentaire visant à faire effectuer aux animaux quelques mouvements, de façon à ce que les soigneurs puissent les caresser et observer leur corps pour s’assurer qu’ils sont en bonne santé.
Cette activité permet également d’établir une relation de confiance entre animal et soigneur.










Notre visite se poursuit jusqu’à 17 heures et nous retrouvons notre car la tête pleine d’images somptueuses.


Et devinez la surprise qui nous attend à la sortie de Brest, sur la 4 voies ?
De sympathiques agriculteurs équipés de 5 tracteurs, accompagnés de 4 motards de la gendarmerie nous escortent pendant plus d’une demie heure.
Mais rien ne peut altérer notre bonne humeur et ce n’est pas ce contretemps qui va nous gâcher notre journée.